SINGING IN THE RAIN

Depuis quelques années nous sommes gavées de psychologie positive… Des centaines de livres ont été écrits sur le sujet - certains sont même de véritables bestsellers. À force, le concept commence à être un peu galvaudé - et loin de moi l’idée de vouloir apporter ma petite pierre de coach à ce très grand édifice.

 

Je n’adhère pas toujours à cette dictature du bonheur ni au très culpabilisant « si on veut, on peut » (je n’y arrive pas : c’est donc que je ne l’ai pas assez voulu, que je ne me suis pas assez battue ?)

 

Cependant, je crois profondément à la résilience, aux bénéfices d’une attitude positive même dans les pires moments, et au fait que nous sommes tous naturellement pleins de ressource.

 

Aujourd’hui, je voudrais partager avec toi quelques réflexions que m’ont inspirées mes expériences personnelles et celles des gens que j’accompagne par le coaching.

Et te donner quelques pistes pour aller chanter et danser sous la pluie, en toute légèreté... et sans culpabilité.

 

Remarque : il y a beaucoup d’exercices dans cette Minute coaching. L’idée n’est pas de tous les faire, mais de choisir ceux qui te parlent le plus.

Réflexion nº2 : La stratégie du Fake it till you make it * fonctionne…

… à condition de ne pas complètement te déconnecter de toi-même et de tes émotions : oui au rire et à une attitude positive, non à juste faire semblant, à ignorer tes émotions, à ne pas t’écouter.

 

Loin du « si tu veux, tu peux » (voir plus haut), l’idée ici n’est pas de refouler les larmes ou la colère quand elles viennent, mais de trouver des techniques pour convoquer la joie.

 

Notre cerveau a tendance à accorder plus d’importance au négatif (aux potentiels dangers) qu’au positif, c’est une question de survie. Mais la bonne nouvelle c’est qu’il est aussi très malléable : tu peux l’entraîner à penser positif, à force d’entraînement il le fera (plus) naturellement.

 

Le rire est un outil extrêmement puissant : il libère des endorphines et réduit la production d’hormones liées au stress. Des études ont également démontré que sourire, même en se forçant, a des effets bénéfiques sur le corps et l´esprit. La danse, ou le chant, semblent avoir des effets similaires.

 

Exercices :

1/ Fais une liste de 25 choses qui te font rire ou sourire (pense à des choses très simples : un carré de chocolat, un film comique, un diner entre copines…). Intègre-les dans ton quotidien, en planifiant au moins 5 de ces choses chaque semaine.

2/ Ris, danse, ou chante ! Tu peux choisir, la seule obligation est de le faire, seule, au moins 5 minutes chaque jour. Passée la gêne de danser pour la première fois seule dans ton salon, tu verras que les bénéfices sont immédiats.

Réflexion nº1 : Nous ne choisissons pas toujours la situation que nous vivons…

On aimerait tout contrôler (moi la première !) mais voilà, il y a le principe de réalité : tout ne dépend pas de nous et souvent les choses arrivent malgré nous - aussi injuste que cela puisse paraître.

 

On peut s’auto-flageller, blâmer la terre entière, se laisser aller, pleurer toute la journée… mais on peut aussi décider de prendre les rennes et devenir actrice de notre vie. Tout va de travers  ? Oui, mais je n’y peux pas forcément quelque chose, alors autant essayer de le vivre le mieux possible.

 

Exercice :

Fais la liste de ce qui te contrarient ou te rend malheureuse

  • Pour chaque situation : décris comment tu la vis aujourd’hui, ce que cela te fait ressentir, les conséquences que cela a sur ta vie

  • Puis réfléchis à comment tu aimerais la vivre : avec humour, légèreté, courage, dignité, bienveillance, détermination, curiosité, défi, confiance, etc.

  • Quels premiers pas peux-tu faire pour commencer à changer de perspective ? Quand et comment les feras-tu ?

Réflexion nº4 : La gratitude est meilleure pour la santé que les haricots verts

D’accord, je n’ai pas de preuve formelle de ce que j’avance - juste une intime conviction !

La gratitude, c’est diriger ton attention vers les choses heureuses de ta vie - et du coup, minimiser ce qui te manque ; ne pas percevoir les choses comme dues ; passer de l’âpreté et de la frustration, à la reconnaissance et à la joie.

C’est également te tourner vers les autres, t’ouvrir et expérimenter le bonheur de donner.

C’est un cercle extrêmement vertueux : j’expérimente la gratitude => cela me donne de la joie => j’éprouve de la gratitude pour cette joie => etc.

 

Exercices :

1/ Réflexion : de quoi es-tu reconnaissante dans ta vie aujourd’hui ? Fais-en une liste exhaustive, des petites choses comme des grandes.

2/ Chaque soir, note dans un carnet 3 choses positives qui te sont arrivées dans la journée (une bonne pizza, un rayon de soleil, une déclaration d’amour, un fou rire…).

3/ Dis « merci » de manière consciente au moins 5 fois par jour (et note intérieurement les émotions que cela provoque chez l’autre et chez toi)

Réflexion nº3 : Ma théorie du 5%

Quelle que soit la situation, tu peux en retirer au moins 5% de positif – ne serait-ce que parce que tu apprends quelque chose sur toi-même.

Il n’est pas toujours facile de le voir sur le moment, mais les grands malheurs comme les petits échecs t’aident à grandir, à devenir plus forte, plus sage. Même la douleur de la perte d’un être proche est une déclaration d’amour à cette personne, une reconnaissance des bons moments passés ensemble et de ce que cette personne t’a apporté.

 

Exercice :

1/ Pense à 2-3 moments difficiles de ta vie passée :

  • Qu’as-tu appris sur toi, sur les autres, sur la vie ?

  • Qu’as-tu fait ou vécu différemment après ?

2/ Tu vis en ce moment une étape difficile :

  • Que peux-tu retirer de positif de cette situation (même si ce n’est qu’un petit 5%) ?

  • Quels apprentissages cela t’apporte-t-il ?

Après cette petite pensée très « esprit de Noël », à toi !

  • Que retiens-tu de tout cela ?

  • Quels exercices t’interpellent et souhaites-tu intégrer au quotidien ?

 

* Fais semblant, jusqu’à ce que tu y arrives vraiment