LE POUVOIR DE L'EMPATHIE

Jusqu’à aujourd’hui, la Minute Coaching a abordé le développement personnel par le biais de l’auto-connaissance : se connaître soi-même (Sois toi-même, les autres sont déjà pris), identifier et travailler ses valeurs, se fixer des objectifs cohérents et constructifs (Ces fichues bonnes résolutions), challenger ses croyances limitantes (Le syndrome de l’imposteur), etc. Et en ce sens, il y a encore de nombreux axes à explorer...

 

Mais nous sommes aussi et avant tout des animaux sociaux : dans le moi il y a - et il y aura toujours - l’autre. Nous nous définissons inévitablement par rapport aux autres (nos proches, la société, notre environnement professionnel et social, etc.) 

Une relation équilibrée à soi-même (qui finalement est le but même du développement personnel) passe en grande partie par une relation équilibrée avec l’autre - et inversement !

 

C’est pourquoi aujourd’hui je voudrais parler d’empathie.

L’empathie, pour quoi faire ?

Nourrir notre besoin fondamental d’être compris et écouté…

Ne pas juger, et ne pas se sentir jugé…

Comprendre l’autre, ses réactions, ses décisions…

Résoudre ainsi des conflits, des tensions…

Favoriser une vraie entraide, saine et efficace (basée sur les besoins réels de l’autre et non sur notre perception de ses besoins)…

Apprendre de l’autre, en s’ouvrant à une autre perception du monde ou d’une situation.

 

D’un point de vue personnel, elle enrichit magnifiquement nos relations en permettant un dialogue profond et bienveillant.

D’un point de vue professionnel, elle a un impact direct sur la capacité à travailler ensemble, à s’adapter à un environnement ou encore à manager une équipe. 

3/ Intègre la perception de l’autre

Identifie une situation récente de tension / conflit / malentendu avec quelqu’un.

Revis la situation tout d’abord avec tes propres yeux (telle que tu l’as vécue et ressentie), puis en te mettant dans la peau de l’autre : 

  • Dans quelles dispositions était cette personne à ce moment-là ? D’où venait-elle ?

  • Qu’a-t-il (ou elle) pu ressentir ? Pourquoi ?

  • Qu’a-t-il (ou elle) pu se dire intérieurement ? Pourquoi ?

  • Quelle était l’intention positive derrière son comportement ?

  • Qu’est-ce que cette réflexion t’apporte / t’apprend ?

Qu’est-ce que l’empathie ?

Le dictionnaire en donne la définition suivante :

Faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. L'empathie cognitive consiste à comprendre les idées d'un autre et l'empathie émotionnelle à partager ses sentiments.

 

Autrement dit : accepter que la perception de l’autre n’est pas la même que la nôtre, et se mettre à sa place pour la comprendre sans la juger. 

 

L’empathie apparaît donc comme la base indispensable d’une communication de qualité, et la clé d’une relation saine caractérisée par l’écoute, le respect et la confiance.

 

Attention, empathie ne signifie pas sympathie, qui a une dimension affective que l’empathie n’a pas forcément : on peut faire preuve d’empathie envers quelqu’un sans pour autant éprouver de la sympathie pour cette personne.

 

Et même s’il s’agit de concepts proches, l’empathie est également à distinguer de la compassion : il ne s’agit pas de ressentir les émotions de l’autre et de souffrir avec lui, mais de s’intéresser à ce qu’il ressent, de comprendre ses émotions sans s’y identifier – sans « contagion émotionnelle".

Travailler l’empathie

 

Le Larousse parle de faculté « intuitive ». 

Et pourtant, s’il est vrai que certaines personnes sont par nature plus empathiques que d’autres, il est vrai aussi que comme toute compétence, l’empathie se travaille, et se travaille même au quotidien. 

 

Prête à essayer ? Voici quelques exercices :

 

1/ Prendre conscience :

  • Quand et avec qui as-tu fait preuve d’empathie récemment ?

  • Quand et avec qui as-tu au contraire manqué d’empathie récemment ?

  • Avec qui as-tu le plus de mal à éprouver de l’empathie ?

  • Qui t’a témoigné de l’empathie aujourd’hui ou dans les derniers jours ?

  • Comment cela t’a-t-il fait te sentir ?

 

 

2/ S’entrainer à une écoute active :

Une compétence relationnelle étroitement liée à l’empathie est l’écoute active. En voici quelques outils. 

Dans la semaine qui vient, essaie de les appliquer dans le cadre personnel ou professionnel, au moins 1 fois par jour.

  • Regarder la personne dans les yeux 

  • Lui montrer des signes d’intérêt et d’écoute (hochements de tête, « oui », …)

  • Ne pas l’interrompre, ni compléter ses phrases en anticipant ce qu’il ou elle voudra dire

  • Poser des questions, non par simple curiosité mais dans le but d’approfondir et de mieux comprendre

  • Reformuler ce que dit l’autre : en répétant (« tu te sens fatigué ? »), paraphrasant (« si j’ai bien compris, … ») ou en récapitulant (« en résumé… ») – et confirmer avec la personne que tu as bien compris ce qu’elle voulait dire

  • Ne pas émettre de jugement, d’opinion, de conseil ou de solution basés sur tes propres références et ta propre histoire : ce qui vaut pour toi ne vaudra pas forcément pour l’autre

  • Relever les « mots clé », que ton interlocuteur prononcera de manière différente des autres

  • Noter intérieurement les changements dans ton interlocuteur : changement de position, dans le rythme de sa respiration, etc.

  • Effet miroir : il ne s’agit pas de singer l’autre mais d’accompagner ses gestes et sa position corporelle