L'INFERTILITÉ SANS TABOU

Aujourd’hui la minute coaching aborde un sujet un peu différent : l’infertilité.

Pourquoi, me demanderas-tu, et quel rapport avec le coaching ?

 

D’abord parce que c’est un sujet social de plus en plus important, dont on entend beaucoup parler dans les media mais qui, rapporté à la sphère personnelle, reste un sujet très tabou.

 

Les gens qui le vivent en parlent très peu. Par peur d’être incompris, par superstition, par pudeur, par honte… C’est un sujet intime qui engendre une multitude d’émotions pas toujours faciles à gérer : la colère, le stress, la peur, la tristesse, la culpabilité, la perte de l’auto-estime - la jalousie même parfois.

 

En tant que coach, je reçois de nombreuses femmes qui essaient de devenir mamans et qui se sentent submergées par ces émotions – et par le silence et la solitude qui les accompagnent.

 

Pour ceux qui vivent cela de l’extérieur à travers l’expérience d’une sœur ou d’une amie, il est souvent difficile de trouver le bon mot, la bonne attitude. On se sent impuissant face à la douleur de l’autre.

 

 

Aujourd’hui, 1 couple sur 5 rencontre des difficultés à avoir un enfant

– et beaucoup ont recours à la reproduction assistée.

(sans parler de ceux et celles dont la situation personnelle les oblige à passer par la case PMA).

 

Un couple sur 5, cela veut dire que tu as dans ton entourage proche au moins une personne affectée (sans forcément le savoir si elle ne s’en ouvre pas). Peut-être même est-ce ton cas.

Et le coaching dans tout ça ?

C’est dans ces situations difficiles qu’il apparaît encore plus important et salutaire de faire un travail sur soi, une réflexion sur ses priorités et sur ses émotions pour aborder chaque étape de manière plus positive et sereine.

 

Voici quelques conseils et exercices :

  • pour celles qui rêvent de devenir maman

  • mais également pour leurs proches qui aimeraient mieux les aider.

Tu veux un enfant mais il ne vient pas ?

Étant passée par là j’aurais mille choses à te dire –

en voici déjà 3 :

 

1/ Accepte tes émotions

Le premier pas est d’identifier tes émotions et de t’autoriser à les vivre.

N’ignore pas ta tristesse, ne nie pas ta colère : vis-les, ces émotions sont normales et tout simplement humaines. Les refouler ne fait que les faire grandir.

 

Exercice :

  • Note sur un cahier toutes les émotions que tu ressens, chaque fois que tu les ressens – sans filtre et sans jugement (« je suis en colère car… »).

  • Écris une lettre à « l’infertilité » (ou à la PMA) : adresse-toi à elle comme si c’était une personne, dis-lui tout ce qu’elle provoque en toi, les émotions, les conséquences qu’elle a sur ta vie. Insulte-la même, si ça t’aide ! Écris d’une traite tout ce qui te vient par la tête, sans y mettre aucun filtre.

2/ N’oublie pas tout le reste

On a tendance à voir ce qui nous manque, plutôt que ce que l’on a. Bien souvent ce désir viscéral d’être maman prend toute la place, au détriment du reste : le risque est de faire petit à petit le vide autour de soi.

 

Exercice :

  • Fais la liste de toutes les choses de ta vie pour lesquelles tu es reconnaissante

  • Pense aux autres facettes de ta vie : travail, couple, amitié, famille, loisirs, santé, développement personnel. Pour chaque facette :

1/ Évalue ton degré de « satisfaction »

2/ Définis 2 actions concrètes pour commencer à en améliorer ta perception (il peut s’agir de toutes petites comme de grandes actions : de marcher ½ heure par jour ou prendre des cours de théâtre, jusqu’à entreprendre un bilan de compétences)

3/ Centre toi sur l’essentiel

Le chemin de l’auto-connaissance commence par identifier tes valeurs : qu’est-ce qui est vraiment important pour toi dans la vie ? Cela te permettra de te centrer sur l’essentiel, de ne pas perdre d’énergie en actions, relations ou émotions toxiques.

 

Exercice :

  • Identifie tes valeurs avec l’exercice du mois dernier « Soi toi-même, les autres sont déjà pris »

  • Tu peux intégrer aux questions du mois dernier cette réflexion sur la maternité : Qu’est-ce que représente la maternité pour toi ? Qu’est-ce qu’il y a d’important dans le fait d’être mère ?

Tu ne sais pas comment aider un proche qui n’arrive pas à avoir d’enfant ?

Pas besoin de grandes phrases ou de manifestations de pitié, qui pourraient être maladroites ou mal perçues.

Pas besoin de conseils non plus : ce qui marche pour toi ne marchera pas forcément pour l’autre, et parfois même le conseil le plus bienveillant peut blesser (si je me détendais j’y arriverais ? c’est donc ma faute ??)

Enfin, ne compare pas : on a tous l’exemple de l’amie d’une cousine qui a fait 5 FIV et est tombée enceinte naturellement juste quand elle avait décidé d’adopter. Mais crois-moi, cela ne rassure pas.

 

La plupart du temps, il suffit juste d’être là, d’être présent(e) et disponible. D’écouter la personne quand elle a besoin de parler - et de ne pas la forcer quand elle n’en a pas envie. D’être en empathie.

 

Exercice :

Ferme les yeux, respire profondément et visualise-toi dans la peau de l’autre :

  • Imagine ce que la personne ressent, ses émotions.

  • As-tu déjà ressenti la même chose dans d’autres circonstances ?

  • De quoi penses-tu qu’elle ait le plus besoin ?

 

L’idée n’est pas d’agir en fonction – juste de connecter avec l’autre, de ressentir un peu de tout ce qu’elle ressent.